
Spécialisés en menuiserie extérieure et en rénovation sur bâti ancien, nous intervenons régulièrement sur des chantiers où la contrainte technique et l’exigence esthétique se rejoignent — parfois de façon assez serrée. Le remplacement des menuiseries de l’agence CITYA à Clermont-l’Hérault en fait partie. Un bâtiment ancien, des ouvertures jamais vraiment d’équerre, des balcons en fer forgé à ne surtout pas toucher, et une coordination à gérer avec d’autres corps de métier sur le site… Autant de paramètres qui demandaient une approche rigoureuse, millimétrée, et franchement, un peu d’expérience. Nous vous détaillons ici la manière dont nous avons conduit ce chantier, de la première visite technique jusqu’aux réglages finaux — certification RGE Qualibat à l’appui, et sans compromis sur la menuiserie intérieure ni sur la finition en façade.
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Diagnostic et contraintes du chantier CITYA à Clermont-l’Hérault
La demande de départ portait sur un objectif assez précis : améliorer l’isolation thermique et phonique de l’agence, tout en préservant l’aspect architectural du bâtiment. Dès la première visite, nous avons relevé plusieurs spécificités qui allaient conditionner l’ensemble de l’intervention.
Ce qu’on a trouvé sur place
Bâti ancien, donc ouvertures rarement parfaitement d’équerre. Des encadrements peints, des balcons en fer forgé à préserver absolument. La présence d’un groupe de climatisation, de câblages à ne pas déplacer à la légère. Et un accès restreint, en milieu urbain, avec des travaux en hauteur — ce qui n’est jamais anodin pour l’organisation du chantier.
La dépose des anciennes menuiseries demandait une prudence particulière : pas question d’abîmer la maçonnerie ni les ornements existants. Les tableaux irréguliers imposaient aussi des prises de cotes très précises, et les profilés devaient rester fins pour ne pas trahir l’équilibre de la façade.
La coordination avec Eiffage
Autre contrainte — et non des moindres : d’autres intervenants travaillaient sur le site, notamment Eiffage. Cela a nécessité une organisation rigoureuse des phases de chantier, pour que l’échafaudage, les livraisons et la gestion des interfaces entre nos menuiseries et les travaux voisins ne se téléscopent pas. Ce type de coordination, on y est habitué, mais elle demande une communication constante et un planning tenu avec sérieux.
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Solutions techniques et mise en œuvre sur-mesure
Le choix des menuiseries
Pour répondre à l’ensemble de ces contraintes, nous avons opté pour des menuiseries sur-mesure en PVC ou aluminium (selon la nature de chaque ouverture), équipées de doubles vitrages à faible émissivité avec intercalaires « warm edge ». Pour être précis : le double vitrage, c’est deux vitres séparées par une lame d’air ou un gaz inerte, ce qui limite les déperditions de chaleur de manière significative. Les intercalaires warm edge, eux, réduisent encore les pertes en périphérie de vitrage — un détail technique qui fait une vraie différence sur les performances globales.
Le choix de profilés fins permettait de maximiser l’apport de lumière naturelle tout en assurant une intégration respectueuse des balcons en fer forgé. Rien de voyant, rien d’artificiel.
La méthode de pose
La prise de cotes a été réalisée manuellement par nos soins — la précision millimétrique, sur du bâti ancien, n’est pas négociable. Les menuiseries ont ensuite été commandées sur-mesure, puis posées selon la nature de chaque ouverture.
La dépose s’est faite avec une attention constante portée aux enduits et encadrements. Là où l’état du dormant l’exigeait, nous avons procédé à une dépose totale (c’est-à-dire le retrait complet de l’ancien cadre, pour poser un nouveau dormant parfaitement calé dans la maçonnerie — ce qui optimise nettement les performances d’isolation). Chaque dormant a été vérifié au laser pour l’aplomb et le niveau, puis fixé mécaniquement avec des ancrages adaptés à la nature du mur.
L’étanchéité et les finitions
Pour l’étanchéité périphérique, nous avons utilisé des joints EPDM ou silicones spécifiques, combinés à des mousses isolantes injectées entre le dormant et la maçonnerie. C’est cette étape, souvent sous-estimée, qui conditionne l’étanchéité à l’air et à l’eau — et donc les performances RGE effectives.
La quincaillerie retenue résiste à la corrosion, supporte un usage fréquent (logique pour un local professionnel), et bénéficie d’un traitement anti-UV adapté au climat méditerranéen. Les réglages finaux des ouvrants et la mise en place des mastics ont permis une ouverture fluide, sans trace visible d’intervention sur la façade. Propre, discret, durable.
Nous avons également pris soin de protéger les balcons et ornementations pendant toute la durée du chantier — des protections spécifiques, posées dès le départ, pour éviter tout dommage collatéral.
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Un chantier représentatif de notre manière de travailler
Ce projet pour l’agence CITYA à Clermont-l’Hérault illustre assez bien l’équilibre que nous cherchons à tenir sur chaque intervention : méthodes traditionnelles éprouvées (prise de cotes manuelle, calage et scellement selon les règles de l’art) et solutions modernes (vitrages performants, intercalaires warm edge). Le résultat : des menuiseries performantes, une intégration harmonieuse aux garde-corps en fer forgé, et un confort amélioré pour les usagers du bâtiment au quotidien.
